Quelques images de ma dernière séance en Alsace avec Camille.
Il n'y a pas longtemps je me demandais ici si la photo était un truc que l'on pouvait perdre.
Cette séance remonte à loin maintenant. Peut-être même quelques mois en arrière.
D'abord je n'ai pas eu le temps de me pencher sur les photos et quand plus tard j'en ai eu l'occasion, je n'ai pas réussi à travailler dessus. J'ai fait plusieurs tentatives sans résultat. Je ne savais pas si c'était le classique "plus on attend, moins on a envie" qui me tombait dessus ou si j'avais définitivement planté ma séance et perdu le truc...
Et il y a quelques jours, la patiente Camille me demande où ça en est. J'avais oublié.
Hier soir je m'y suis remise parce qu'il le fallait. Si je ne sortais rien cette fois-ci, après je n'allais à nouveau plus avoir le temps et la motivation ne serait de toute façon plus là du tout.
En travaillant dessus, j'ai réalisé qu'il fallait que je m'éloigne de ce que je m'étais imaginé et imposé. J'ai réalisé que je devais travailler dessus comme si j'avais photographié Camille avant-hier et comme si je n'avais jamais rien testé sur ces clichés.
J'ai tout repris à zéro et ouf le résultat ne me déplaît pas.
Et comme à chaque fois ou presque avec Camille il y a LA photo bizarre que je ne peux pas m'empêcher de sortir. Une photo où on ne la reconnaît pas, une photo qui ne lui servira pas à grand chose.
Et comme à chaque fois, j'ai l'impression de vouloir retranscrire en photo ce que j'aimerai être encore capable de faire en dessin ou en peinture. C'est une sensation étrange.